Le travail des enfants « Le travail des enfants est le résultat direct de la pauvreté.Il ne sert à rien de voter des lois jamais mises en pratique tant que rien n’est fait au niveau national pour augmenter les revenus des parents. L’éradication du travail des enfants passe par là. L’essentiel dans toute stratégie d’élimination du travail des enfants est l’accès pour tous à une école de qualité, obligatoire et gratuite. » (Source : Frontline, hebdomadaire indien, nov.2006.) Malgré une législation qui interdit le travail des enfants, 80 à 115 millions d’enfants travaillent aujourd’hui en Inde. Les principales causes de ce fléau sont la pauvreté et l’absence de protection sociale. La majorité des enfants est utilisée dans l’agriculture. Les autres travaillent dans les fabriques de tapis, de tissus, d’encens, d’allumettes, de cigarettes (les fameuses bidies roulées à la main) de briques, de feux d’artifice, comme domestiques, collecteurs d’ordures ou se prostituent. Beaucoup d’entre eux travaillent dans des conditions dangereuses et/ou très nuisibles à leur santé. Le nombre ici avancé d’enfants au travail est vraisemblablement sous-estimé. Comment en effet savoir combien d’enfants-domes- tiques se cachent derrière les quatre murs des plus nantis ? En échange d’une poignée de roupies quand leurs maîtres en gagnent des dizaines de milliers. (60 roupies = 1 euro).
Un exemple, à Gokarna : Dans une famille de brahmanes, de 30 à 50 roupies par mois (moins d’1 €) pour un enfant de 9 ans…plus la nourriture et quelques vieux vêtements. Pas de jour de congé.. Dans de très nombreuses familles, les mères doivent travailler à l’extérieur de chez elles, parfois loin. Souvent les aînés restent à la maison pour s’occuper des plus jeunes et ne fréquentent pas l’école. Il existe en théorie des crèches gouvernementales, suffisamment pour la population, mais le personnel responsable est rarement là (L’absentéisme des fonctionnaires en Inde est un vrai problème de société ), alors le seul adulte présent ferme la porte à clé pour que les petits ne se sauvent pas ! Les parents n’ont pas confiance en ces crèches. Le niveau de pauvreté est tel que, comme le laisse entendre la citation de presse plus haut, certains parents ont » besoin » du salaire de leurs enfants.
|